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Grand centre commercial et bancaire londonien, Canary Wharf est situé sur une zone appelée « Isle of Dogs » dans le quartier des Docklands. Son nom remonte à l'époque où Londres faisait du marché maritime avec les Iles Canaries. Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, les docks furent sévèrement bombardés et la quasi totalité des entrepôts originaux furent détruits ou endommagés.
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Après une courte reprise dans les années 1950, l'industrie portuaire recommença à décliner. Les docks du centre de Londres souffrirent de la création des containers et de son manque de flexibilité comparé à des villes plus viables comme Felixstowe et Harwich, et en 1980, les docks fermèrent leurs portes. Des milliers de docks hors d'usage et une grande partie des docklands finirent en ruines. |
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Il est aujourd’hui difficile d’imaginer le visage de Canary Wharf au début des années 80. Plus qu’un bain de jouvence, cette parcelle de terre et d’eau encerclée par la Tamise a été littéralement métamorphosée pour devenir un laboratoire d’architecture futuriste.
L’Isle of Dogs ou la forteresse de verre accueille plus d’une trentaine d’immeubles de bureaux. Le quartier est doté d’un aéroport et de trois stations de métro. Pour se retrouver dans ce labyrinthe de verre, de métal et de pierre, qui donne le tournis au premier abord, il est nécessaire de revenir un peu en arrière. L’Isle of Dogs tient son nom des chenils où, au XVIe siècle le roi Henry VIII élevait ses chiens de chasse.
C’était à l’époque un lieu sans intérêt, s’y l’on en croit Sir Christopher Wren, excepté celui d’offrir une vue imprenable sur le Greenwich Hospital – dont il avait supervisé l’édification… Il est vrai que l’Isle of Dogs fut longtemps exploitée comme lieu de pâturages et champs de blé. Ce n’est qu’en 1799 qu’est créé le West India Docks. Il s’agit alors de mettre à profit ce méandre en fer à cheval pour construire des bassins à l’abri de la marée.
Venant des Indes, les navires ont désormais la possibilité de débarquer en toute sécurité les trésors de leurs soutes : rhum, café, sucre et bois exotiques. Canary Wharf, quai principal, devient donc pour plus d’un siècle et demi un point stratégique du commerce impérial. Les bombardements de la Seconde guerre mondiale et le déclin de l’activité portuaire traditionnelle provoquent sa récession. |
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Canary Wharf Tower, de son vrai nom "One Canada Square" est visible de très loin. Ses 237 mètres en font l'immeuble le plus élevé du Royaume-Uni et le 4ième d'Europe. Ses cinquante étages contiennent 1,3 million de mètres carrés d'espace de bureaux et trente-deux ascenseurs.
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C'est au milieu des années 80 que Margaret Thatcher décide que le Grand Londres devra s'étendre vers l'Est. Elle prévoit un immense plan d'aménagement des quais en une nouvelle City sur le modèle du développement du sud de Manhattan. Elle fait d'ailleurs appelle au célèbre promoteur immobilier Paul Reichmann qui terminait tout juste Battery Park à ce moment. Le Prince Charles a qui l'on présenta le projet dit devant les caméras que pour rien au monde il ne travaillerait là. D'un autre côté, personne ne lui a jamais proposé de travailler à ce jour...
L'arrivée de la Jubilee Line (Métro) au début des années 2000 marqua le vrai démarrage de la zone au niveau économique. |
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Canary Wharf bénéficie pour dix ans du statut de zone franche mais pas de ligne directrice pour guider ce réaménagement. Ni de plan d’ensemble, ou de restriction pour réguler la hauteur des constructions, pas plus que de directives pour l’affectation des terrains. Une totale liberté est laissée aux aménageurs. Le résultat est cette étourdissante concentration de buildings modernes en tous genres dominés par le verre. C’est d’abord au n°1 Canada Square, la Canary Wharf Tower, conçue par l’américain Cesar Pelli, qui défie le ciel avec ses 237 mètres. Coiffé d’un toit pyramidal qui par tous temps porte une écharpe de fumée, cette tour cubique gainée dans un corset d’acier est la plus haute de Grande-Bretagne.
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Canary Wharf bénéficie pour dix ans du statut de zone franche mais pas de ligne directrice pour guider ce réaménagement. Ni de plan d’ensemble, ou de restriction pour réguler la hauteur des constructions, pas plus que de directives pour l’affectation des terrains. Une totale liberté est laissée aux aménageurs. Le résultat est cette étourdissante concentration de buildings modernes en tous genres dominés par le verre. C’est d’abord au n°1 Canada Square, la Canary Wharf Tower, conçue par l’américain Cesar Pelli, qui défie le ciel avec ses 313 mètres – soit un peu plus que la Tour Eiffel. Coiffé d’un toit pyramidal qui par tous temps porte une écharpe de fumée, cette tour cubique gainée dans un corset d’acier est la plus haute de Grande-Bretagne.
Disséminées aux alentours, les buildings de City Group, HSBC, Barclays, pour ne citer qu’eux, tentent de rivaliser. Autour de Cabot Square les constructions sont plus modestes et hétéroclites. S’inspirant des entrepôts du 19ème qui s’élevaient là autrefois, le siège social de Morgan Stanley est habillé de granit rouge foncé. Le bâtiment du Crédit Suisse a choisi lui de revêtir un calcaire argenté. Côté Sud, la mode est au marbre, amplifiant ainsi le scintillement de l’édifice. Côté Nord, c’est une rue d’arcades, sage et classique, avec des devantures de magasins en bois. |
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A la différence du quartier de La Défense, à Paris – puisque certains le comparent à Canary Wharf – ici les promesses de jardins ont été tenues. Et l’eau, omniprésente, chatoie, ondule, reflète et se reflète. Le verre et l’eau finissent par se mêler pour former un jeu de miroirs infini où il est parfois difficile de se retrouver.
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A l’extrémité Est, le Sainsbury’s semble n’être qu’une immense verrière au squelette d’acier, et plus spectaculaire encore est l’arche transparente de Cabot Hall. La station de métro de la Jubilee Line n’est pas en reste. Sa longueur répond à la hauteur de Canary Wharf Tower. Les bouches d’accès en bulles de verre ont été étudiées pour capter au maximum la lumière du jour et s’intégrer sans heurt dans l’espace vert qui prend ses aises alentours. |
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